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Chansons
Chez moi
Chez moi
Paroles: Noah Lagoutte - Musique: Frédéric Bobin J’ai emménagé en septembre Mes plantes ont t’nu un mois et demi Y’a pas d’lumière ! Et en décembre Dracula peut dormir la nuit ! On voit pas l’ciel faut se pencher Par ma fenêtre du rez de chaussée Et quand c’est bleu faut insister Un gros nuage pourrait s’cacher… Alors je sors En profiter Et j’croise Victor Un sans papier -« Ca va toi ? t’es toute pâle… faut ouvrir tes volets ! » Et en hiver, y’a la chaudière J’habite au-d’ssus, un vrai bonheur Elle f’rait concurrence à Richter Elle s’y connaît question frayeur Puis y’a les commères de l’immeuble De tous les sexes, de tous les âges Qui chaque jour devant ma porte Déballent la vie d’nos cinq étages J’vais prendre l’air Pour m’échapper Je croise Walter Garçon d’café -« Ca va toi ? T’as l’air tendue ! Faut s’relaxer ! » J’ai une vue des plus minables Cours bétonnée et trois poubelles M’offrent un ballet insupportable, Vrai défilé d’polichinels Ils savent pas reposer l’couvercle Alors ça claque et ça résonne Les poubelles grises répondent aux vertes L’aube en oublie le chant du coq Je sors d’ici Pour m’reposer J’croise Elodie Amie dévouée -« Ca va toi ? T’as l’air crevée … tu sors trop ! C’est pas une vie équilibrée ! » Je vous épargne le hall d’entrée Et sa douce odeur d’urinoir Je vous épargne la porte vitrée Grinçant comme craie sur tableau noir Je ne voudrais pas avoir l’air De me plaindre de tout ce luxe ! Ca, j’ai pas fait une bonne affaire Mais c’est bien mieux qu’un abribus ! Oui c’est bien mieux qu’un abribus ! |